Déesse de Granite

by Dreyt Nien

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    Silver metallic cassette with printed labels on both sides. Comes in clear case with full color printed 4 panels j-card.

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    Made in the Chile.
    Limited to 15 copies.

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1.
couleur de l'aube par le prisme organique parcours la lumière dans le matin sombre où les ombres n'en finissent plus de se perdre
2.
ils ont tordu la pierre pour rendre l'eau déesse de granit rien d'autre qu'une morte de plus qu'une force brute
3.
Eau Secrète 05:04
C'est une eau bien secrète que l'eau de la pierre L'eau d'un aimant cosmique et saignant
4.
c'est aussi un gouffre un brouillard brûlé par le froid déchiré par les forces c'est la neige c'est la glace la moiteur du cristal d'une sorte de parasite cérébral ça suinte, souffle encore comme un cadavre pneumatique tu plane sans ombre sur les vapeurs blanches fantomatiques * ondulants aux cieux vastes des nuages plus ténébreux que le goudron loin devant et fuyants comme les effluves des routes d'été ils s’étirent et épousent les formes de la terre brune et bleue, blanche presque qui inlassablement s’enroule dans l’illimité et halluciné cosmos
5.
tout échappe à son contrôle la vie des arbres le sens du temps les ailes des papillons
6.
Alors que nous basculons dans l'image et dans le vent Que nous nous enfonçons dans un monde sans substance et que la vie n’a jamais été aussi pure l’image devient la réalité et cette fusion là, n’est pas contre notre nature
7.
la nuit qui nous sépare est d’une brume épaisse il y nage des segments de spectres au centre, un noyau noir rayonne d’obscurité et autour on sent les esprits qui rodent seul ton poitrail pneumatique se meut encore une nouvelle vie nous attend ou alors la mort mais notre passé est passé nos états antérieurs ne reviendront plus
8.
le temps est calme, beau fixe, sans nuage sous oxygène tout semble encore naturel mais tout est virtuel on a été formatés pour un monde singulier
9.
Il y avait des monts où rien n'était réel. De la terre et des hautes herbes dans les vents bleus qui nous griffaient la tête. Tout a été inventé, du sable au cosmos aux idées. Il a fallu rendre substance, paraître réels pour ne pas désespérer d'un monde sans souffle, sans gouffre, dont le seul souffle fut la vie que nous ne connaissions plus la brume est devenue réalité un nouvel axe, une nouvelle direction La déconnexion des sens L'allumage du cerveau La construction mentale La vie virtuelle l'illusion a fusionné avec la réalité Il n'y a plus aucune frontière, aucun repère, tout a basculé dans un gouffre de lumière, dans un abyme éternel où le sentiment de ce qui est vécu est déjà le vécu lui même la réalité se bat pour nous réveiller d'un rêve sans issue parce que nous ne voyons plus nous ne sentons plus nous ne tournons plus
10.
gouffre aux reflets dorés lagune de bronze gorgée de serpents qui souffle en souvenir en rêve spectral d’un temps révolu incertain, oxydé
11.
ces tas de cendres, ces terrains vagues sont des matins brumeux aux veines pleines de noix, pleines de bois, de sciure et de poussière qu’ont déposés de délicates abeilles je t’ai vue partir ce soir là, mais je n’ai rien dis. Vas nous resurgirons dans un siècle pour boire à cette fontaine des rêves d’où coule l’eau des roches. Je ne suis pas née dans l'eau d'un océan noir ou jaune dans lequel je vis. Je ne suis pas née. Bienvenue au pays des vapeurs. Je suis une pierre, un rocher saillant ou une aube. Je ne suis pas née de l'aube. Je plonge soudain dans l'eau fraîche du lac pour ne plus le voir, lui et ses grands yeux, son faux sourire, alors que moi je suis perdue, évadée du chemin rocailleux. Je pénètre les flots, sépare les eaux par la pensée, magie des profondeurs. Je ne vois pas le soleil qui se lève car je suis dans les ténèbres du lac, nageant dans la vase épaisse des fonds. Je n'ai pas vu de mes yeux se lever le vent, je ne perçois que la réflexion de la brise dans le puits sombre de ses larmes, hier soir ou cette nuit. Et je tourne autour du puits dans un tourbillon d'insectes noirs, moi-même insecte noir à ce moment précis, nous sommes venus d'ailleurs je crois. Cet ensemble vaporeux, cet amas de flux ce festin dans les gouttes de rosées ce reflet à la surface d'une bulle tout n'étaient que du vent. Pur mouvement. Courant aérien. Ma parole n'est que du vent. Souffle torturé. Je boitais dans la rue noire. Le soleil, couché depuis longtemps. Le silence intégral et quelques fois brisé par le vent ou d'autres bruits insolites. La lumière que l'on surprend parfois, les portes, les fenêtres blanchâtres. Les bêtes, les visions. La fatigue et la nuit. Les morts enfin se lèvent. J'étais en retard. de peu je me faufile au tombeau comme un serpent qui suce son venin. et comme un batracien je m'enfonce dans une crevasse de poison je crève disait un estomac de chien et une lueur qui est plus qu’un œil de poisson et bien moins qu'une sorte d'éléphant murmure au vent sous le lit de feuilles mortes d’ici, qui voit encore l’immensité ? Quand tu t'en vas Nous avons changé de monde Nous voyons le revers de la membrane Qui de l'autre coté, Se fossilise déjà Et l'on comprend un peu mieux Ce retournement
12.
Avant que les vautours ne se disputent ta dépouille Je voudrais conjurer ce mauvais sort qui plane sur ta vie Enfin rencontrer les esprits qui te ruent de coups Je voudrais, désaffamer l'ombre
13.
Miroir de tes failles Je suis une sorte de magma distribué, je coule, m'infiltre et je brûle. Sans raison et éternel.   Puis je me solidifie, et je suis comme un roc, moulé sur ton âme Ou moule, que dis-je, où coule ton âme ? Miroir de tes failles et de tes plis, je suis ton histoire géologique. Et tu te crois yogi dans son moule  d'autres reliefs viendront alors me briser, et ton reflet embaumé ne sera plus que poussière, géologiques entités pour un nouveau monde, tombeaux pillés. Virtuelles réalités,  Mais moi je serai toujours là, au delà de toi, car je suis le monde qui t'enveloppe et te déforme.
14.
Hydrogène 04:03
Je ne veux rien, je ne veux rien d'autre que de l'hydrogène, Je veux qu'une hydre se tienne perpendiculairement au mur, Je veux qu'une crevasse s'ouvre dans le sable Pour laisser s'échapper cet infâme microbe qu'il renferme

about

NOP-104

Est-ce que ce tout ceci n'est qu'un rêve obscure?
Ou est-ce encore la réalité?

credits

released July 30, 2019

Music: Dreyt Nien / Wiard 300
dreytnien.bandcamp.com

Vocals: Mademoiselle Princess
soundcloud.com/mademoiselleprincesse1

Texts: Sarah Limon-Tautavel
facebook.com/tautavel

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